Y’a rien à faire. Voilà 7 bornes que vous vous trimballez ce truc. Ce truc, c’est un Camelbak. Et il vous fatigue.

Il bringuebale d’un côté. Il vous gratte de l’autre. Vous allez vous en débarrasser fissa sans finir votre sortie longue.

Il vous reste juste 10 bornes à tenir sans boire. Ça va le faire parce que vous êtes un warrior. Le Haile Gebreselassie de votre quartier, qu’on vous surnomme.

Stop. Arrêtez de boire (de l’alcool, je suppose). Vous gardez ce Camelbak, un excellent accessoire d’hydratation pour le running, s’il en est.

Et vous buvez. Parce qu’hydratation et running sont indissociables. Comme mari et femme. Comme Dupont et Dupont. Comme Pippo et Paolo.

Sinon quoi ? Ben sinon vous risquez la déshydratation. Et tout ce qui va avec :

  • Vertiges
  • Nausées
  • Vomissements
  • Douleurs musculaires
  • Essoufflement
  • Augmentation du rythme cardiaque

Liste non exhaustive. Je ne vais pas vous faire encore plus peur. Alors buvez. Mais sans faire n’importe quoi. Recensons tout de suite quelques erreurs magistrales à éviter.

Erreur n°1 : Hydration et running : s’abreuver de soda

Sur le papier, l’idée est plutôt cool. Vous aimez le soda. Vous venez de vous mettre à la course à pied. Et là, tel un génie, vous vous dites : « Tiens, si je m’abreuvais de substance cocacolesque pendant l’effort ? De toute façon, c’est du liquide, c’est pareil que l’eau. Au moins, ça aura bon goût. »

Evidemment, ne suivez pas cette idée débile.

Hydratation running : évitez le Coca-Cola
Le Coca-Cola, c’est dans la poche, pas dans la bouche

Concentrez-vous sur l’eau, en priorité. Pourquoi ? Parce que plus de la moitié de votre personne, c’est de l’eau. Pas du Coca. « Près de 60 % du corps humain d’un homme adulte est constitué d’eau, ce qui correspond à peu près à 42 litres d’eau chez une personne de 70 kg, détaille le site Futura Santé. Chez les femmes, en raison de la proportion plus importante des tissus adipeux, ce taux est de 55 %. »

Lors d’un effort, « le corps perd environ 0,5 à 1 litre d’eau par heure pour un footing à allure lente et plus de 1,5 à 2,5 litres d’eau pour une course à allure élevée », peut-on lire sur le site Kalenji.

Vous l’aurez compris, ces pertes en sueur, il faut les compenser.

Enfin, si vous êtes toujours réticent à l’idée de vous hydrater, sachez qu’une déshydratation de l’ordre de 1% implique une diminution de 10% des capacités physiques et des performances.

Si vous voulez gagner le prochain 10 bornes de Camembert-sur-Orge, pensez à ne pas vous dessécher.

Erreur n°2 : Ne pas s’hydrater avant l’effort

La classique. Celle qui vous causera peut-être une bonne vieille tendinite des familles, prochainement.

A cause d’elle, vous déclarerez forfait à la Ronde du Vistre. Votre objectif de l’année.

Pour éviter cette catastrophe, an-ti-ci-pez. Et mettez-vous bien ça dans le crâne : en running, on boit tout le temps. Avant, pendant et après l’effort.

Pyramide de bouteilles d'eau

Déjà, il est fortement conseillé de boire au moins 1,5L d’eau par jour. Runner ou non. Commencez par adopter cette habitude.

Ensuite, le jour où vous allez enfiler votre short et vos chaussures, pensez à bien faire glou glou 1 heure avant l’effort, en particulier.

Bon, je vous calme tout de suite. Si vous vous prenez pour Kilian Jornet et que vous allez courir 20 minutes avant d’exploser en vol, vous prenez pas trop la tête, hein.

Pour des sorties d’environ une heure, essayez d’avaler au moins 250ml avant de décoller. On reste sur l’eau plate. Pas de whisky, de tequila ou des restes de bière de la soirée d’hier.

Erreur n°3 : Ne pas s’hydrater après l’effort

Ca y est. Vous l’avez fait. Un podium sur votre premier 10 bornes. Il y avait 15 participants. Mais c’est pas grave. Vous êtes fier.

Vous relâchez la pression. Et vous en buvez une. Puis deux. Puis quatre. Puis huit, quinze, vingt-deux. Bref vous vous rappelez plus. Vous avez vomi. Vous avez mal partout. Bilan : 15 jours d’arrêt.

Point important : par je ne sais quelle sainte opération, vous vous souvenez que vous n’avez pas consommé d’eau après l’effort.

Pour bien récupérer, buvez jusqu’au coucher. Bonne nouvelle : ça va être la folie puisque vous allez être autorisé à un peu vous lâcher !

« Pendant l’heure qui suit l’arrêt de l’effort, on peut boire un peu sucré et il faudrait même ajouter un peu de sel à la boisson (car dans la sueur on a perdu du sel), explique le site Medicinedusportconseils. Consommer une soupe pour débuter le repas qui suit la fin de l’entraînement ou de la compétition. »

Si vous vous demandez toujours : « Comment étancher sa soif après une course à pied ? », n’oubliez pas quelques gorgées de l’incontournable Saint-Yorre.

Enfin, petit point pipi, pour finir cette partie. Pour être certain de vous être bien réhydraté, allez faire un tour du côté de chez WC avant d’enfiler votre pyjama.

Panneau toilettes femme-homme

Si votre urine est jaune comme un Ricard bien tassé, c’est justement que vous avez pas mis assez d’eau. Donc buvez-en encore un peu. Sans le Ricard.

Si l’urine est claire comme de l’eau de roche, vous êtes bon pour lire la suite.

Erreur n°4 : Ne pas s’hydrater car on n’a pas soif

Laissez-moi deviner. Je suis sûr qu’il vous est déjà arrivé de ne pas boire en pleine sortie car vous n’aviez pas soif. N’est-ce pas ?

Allez, on l’a tous fait. Ça, c’était avant de se faire une vilaine tendinite du tendon d’Achille. Vous savez, le truc bien sournois qui vous empêche de courir plus de 15 minutes sans douleur. Et que vous traînez pendant 6 mois.

Depuis, vous avez arrêté de faire le mariole. Et vous buvez. Quelques conseils à suivre :

  • N’attendez pas d’avoir soif pour boire. Commencez à vous hydrater dès les premières foulées. Tombez pas un litre de votre gourde ou de votre Camelbak. Juste 2-3 gorgées suffiront.
    Vous vous demandez peut-être comment ingurgiter du liquide en courant ? Réponse : en ralentissant votre allure. En course, le plus conseillé étant de s’arrêter une trentaine de secondes lors d’un ravitaillement.
  • Pensez à boire régulièrement quelques gorgées. Toutes les 10-15 minutes environ. Je reprécise : si votre sortie type dure 30 minutes, tous ces conseils ne vous serviront pas à grand-chose. Mais buvez quand même, ça fait pas de mal.
  • Essayez de ne pas avaler d’eau glacée. Sinon vous risquez de vous retrouvez à essayer d’expulser au bord d’un chemin. Je vous passe les détails. La température idéale se situerait entre 10 et 15 degrés.
  • Pour les efforts de plus longue durée (à partir d’1h30 par exemple), il est conseillé d’opter pour une boisson de l’effort. Différents produits sont proposés sur le marché. Vous pouvez aussi élaborer vous-même votre boisson de course à pied maison.

Etirements d'une runneuse dans les bois

Erreur n°5 : Ne pas s’hydrater car on n’a pas chaud

Terminons par un autre grand classique. Après le célèbre « Je pense, donc je suis » de René Descartes, découvrez le fameux « Je ne bois pas car je n’ai pas chaud », de René le Runner.

Magistral de bêtise. Même par -10 degrés, glougloutez svp.

En hiver, on a froid et pas soif quand on court. La tentation est grande de ne pas s’abreuver. Graaavissime erreur, mes runners.

Même quand vous vous transformez en Mister Freeze, il faut étancher sa soif. Sinon, les courbatures, crampes et autres désagréments évoqués plus haut pourraient venir sonner à votre porte.

Voilà, fin de la course pour moi. Et vous, quelles erreurs avez-vous déjà commises au niveau de l’hydratation ?

N’hésitez pas à me faire part de votre avis, suggestions et axes d’amélioration en commentaire.

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